"Agir en primitif et prévoir en stratège."

R Char

CHASSE - Chasse à l'arc

La chasse à l'arc en France

Chasser à l’arc est un phénomène récent en France. Il est en pleine expansion, concerne à ce jour des milliers de chasseurs et représente un taux significatif des nouveaux permis de chasser. S’il s’inscrit pleinement dans les règles modernes de gestion de la faune sauvage, ce mode de chasse se distingue essentiellement par sa dimension culturelle : elle permet une découverte de la nature comme de soi-même au travers de l’émotion. C’est une expérience éducative où le chasseur réactualise nos facultés animales, peu utilisées d'ordinaire (la ruse, la vue, l'ouie, la ténacité, l'attention, la combativité...) et exalte aussi nos aptitudes humaines à réflechir sur l'écologie.
La chasse à l’arc synthétise aujourd’hui le paradoxe très moderne de chasser avec des outils primitifs, fabriqués par des technologies les plus avancées. Comme l’indiquait Paul Henri Hansen Catta dans son  Larousse de la Chasse « ses adeptes l’assument à ce point qu’ils ont fait leurs ces mots du poète contemporain René Char : Agir en primitif et prévoir en stratège. »

Ecole de la chasse

Si l’engouement actuel des jeunes pour la chasse à l’arc  résiste au temps, un problème, dont peu de gens se soucie, se posera à terme : comment gérer l'augmentation des chasseurs à l'arc dans une dynamique de diminution du nombre des chasseurs au fusil, atteints par l'âge ?
Seule solution, les chasseurs à l'arc devront augmenter leur part de  prélèvements au fur et à mesure que ceux réalisés à la carabine diminueront, afin que  la gestion du gibier reste aux chasseurs.

Beaucoup d’idées et de formules héritées de l’époque de l’autorisation de la chasse à l’arc ( 1995) ou il fallait ne pas heurter les chasseurs, sont dépassées. 
La chasse à l ‘arc a mûri et les chasseurs à l’arc aussi. De débutants ils sont devenus très performants et demandent des territoires denses en gibier car ils flèchent souvent. Notre culture doit se mettre au diapason de cette réalité sous peine de rater l’opportunité que  de la chasse à l’arc devienne une chasse entière et adulte, capable de gérer totalement un territoire.

Il n’est plus exceptionnel de voir des chasseurs à l’arc qui prélèvent six ou sept gibiers par année dans une chasse française. Certes, ce ne sont pas des tableaux de carabiniers qui les comptent parfois par dizaines, mais ces résultats suffisent  pour faire le quota imposé.
L’idée que la bredouille est normale, que la chasse à l'arc ne peut être qu'une chasse complémentaire, doit être revisitée à la lumière de ces constats.

Les nouveaux chasseurs à l’arc viennent d’horizons variés, souvent jeunes, de famille non chasse mais proche de la nature  ou l’arc attire par son coté primitif. Il est essentiel de former ces jeunes à la fois au tir de chasse mais aussi aux basiques de la chasse en général.

La Meuse a une culture cynégétique ancienne et très forte et elle abrite en son sein les spécialistes de toutes les grandes questions Chasse ( ANCGG, UNUCR, ONCFS.....). En association avec l'école de la chasse à l'arc d'Arthez de Bearn, Natur'arc a la possibilité de faire un programme de formation de haut niveau qui permettra de transformer les débutants en vrais chasseurs responsables et operationnels.

renseignements: francois.basse@gmail.com